L’été 2023 s’annonce prolifique au niveau du football de jeunes. Alors que la bataille fait encore rage en Argentine à l’occasion de la Coupe du Monde U19, et que l’Euro Espoirs va débuter dans quelques jours, le Tournoi Maurice Revello va entrer en lice ce 5 juin. Avant de se plonger au cœur de cette édition, qui sera d’ailleurs couvert par Fausse Touche, petit coup d’œil dans le rétroviseur.

Avant toute chose, le Tournoi Maurice Revello, c’est quoi ? Anciennement appelé Tournoi de Toulon, cette compétition réunit plus d’une dizaine de sélections internationales jeunes, qui s’affrontent et s’affronteront une nouvelle fois cette année à Salon-de-Provence, Aubagne, Mallemort ou encore Fos-sur-Mer. Les joueurs en lice ont tous moins de 23 ans, issus d’équipes jeunes de clubs professionnels, ou déjà entrés dans la cour des grands. Avec la Sud Ladies Cup, disputée quelques semaines avant, le tournoi possède sa composante féminine.
Maurice Revello, habitué aux grands noms
Le Tournoi Maurice Revello a vu passer quelques noms désormais bien connus tels que Juan Roman Riquelme, Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, David Beckham, ou plus récemment Tammy Abraham, Vitinha, Jack Grealish et Alejandro Garnacho.
L’année dernière, c’est l’Équipe de France de Bernard Diomède qui s’est imposée, après être difficilement venue à bout du Venezuela en finale. Un Venezuela emmené par Telasco Segovia, élu MVP du tournoi, arrivé dans le sud de la France sous contrat avec le Deportivo Lara, aujourd’hui joueur de la Sampdoria, désormais reléguée en Série B italienne.
Avènement d’une génération (dorée ?)
Cette équipe de France comptait dans ses rangs Nathanael Mbuku (Augsburg), Tanguy Kouassi (Bayern Munich), Magnes Akliouche (Monaco), Johann Lepenant (Lyon), Adil Aouchiche (Lorient), Théo Le Bris (Lorient) ou encore Sekou Mara (Southampton). Ce dernier a d’ailleurs terminé meilleur buteur de la compétition ainsi que deuxième meilleur joueur. Ce succès est le treizième de la France dans l’histoire du Tournoi Maurice Revello, débutée en 1967, et en 1975 pour les équipes nationales. Une performance notable, d’autant plus que la France n’avait plus soulevé le trophée depuis 2015.
Les Espoirs français ont croisé la route du Panama, de l’Arabie-Saoudite, de l’Argentine de Javier Mascherano, du Mexique, et donc, du Venezuela. D’ailleurs, ils n’ont pas été loin de survoler la compétition. Excepté une mise en route compliquée face au Panama, ils ont corrigé chaque équipe qui se mettait en travers de leur chemin. Exemple face à l’Arabie Saoudite et l’Argentine, deux matchs qui se sont soldés par des scores de 5 à 0 puis 6 à 2 en phase de poule. Même chose en demi-finale, avec un 4 à 1 face à la sélection mexicaine. La victoire en finale a été plus étriquée, mais l’essentiel a été acquis pour Tanguy Kouassi et ses coéquipiers. Seul bémol : la blessure d’Hugo Ekitike qui n’a pas pu participer au festival.
Des surprises surprenantes
Cette année, la France sera de nouveau confrontée au Venezuela et à l’Arabie Saoudite, cette fois-ci en phase de groupe. Pour sa toute première participation, le Venezuela a d’ailleurs été la surprise de l’édition 2022, meilleur résultat du trio sud-américain qualifié en demi-finale (Venezuela/Mexique/Colombie). Pas habitué aux grands parcours même dans les catégories jeunes, cette deuxième place est un exploit, surtout pour une nation qui n’a encore jamais participé à la Coupe du Monde. Ce tournoi a aussi servi de vitrine pour les espoirs vénézuéliens, qui n’ont pas forcément l’occasion d’être scrutés par des recruteurs européens le reste de l’année.
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Même chose du côté de la sélection comorienne, qui s’est sentie comme à la maison. Les Cœlacanthes ont terminé à la 8e place, après une défaite 4 à 1 face au Panama lors de leur dernier match de classement. Ils ont très bien commencé les phases de poule en remportant les deux séances de tirs au but face à la Colombie et le Japon. Les presque régionaux de l’étape ont surpris grâce à une abnégation sans faille. Dommage de ne pas les voir « run it back » cette année…
Lacunes défensives et absence de réalisme
De l’autre côté de la barrière, l’Argentine et l’Algérie, deux prétendantes au titre avant le coup de sifflet du premier match, ont déçu. Malgré un bon départ, les grandes fébrilités défensives (même symptôme que lors de la Coupe du Monde U19) de l’Albiceleste ont été exposées aux grands jours face aux Bleuets. Elle a tout de même sauvé l’honneur face au Japon pour glaner la 5e place du tournoi, sur 12 équipes en lice.
Le problème des Fennecs ne s’est pas situé du côté de la défense, mais plutôt à l’opposé du terrain. Les Verts ont manqué beaucoup, beaucoup d’occasions. Déjà éliminés après leur défaite contre la Colombie (2-1), c’était beaucoup trop pour prétendre à mieux. La seule éclaircie de ce tournoi Maurice Revello côté algérien est venu quelques jours plus tard, lors du “Marseillico” face aux Comores, remporté 2 à 0.
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