Le Paris football club (actuel) est un club francilien fondé en 1972 à Paris. Depuis 2015 et son accession en Ligue 2, le Paris FC a obtenu un statut professionnel et semble désormais pérenne, en terminant régulièrement dans la 1ʳᵉ partie de classement. Ces dernières saisons, le PFC a même, plusieurs fois, flirté avec la promotion en Ligue 1, en étant barragiste malheureux à quatre reprises sur les six dernières saisons.

En 2019, le PFC a inauguré un terrain d’entrainement près d’Orly (Val-de-Marne) et un centre de formation. Les dirigeants du PFC misent à présent sur des jeunes joueurs en devenir, encadrés par des joueurs plus expérimentés, en quête de relance. Le recrutement de Maxime Lopez et Jean-Philippe Krasso semble le témoigner. La mayonnaise parait prendre. Actuellement, le PFC est leader de Ligue 2 avec 27 points. À l’issue de la 13ᵉ journée, le club compte une longueur d’avance sur Lorient, son premier poursuivant. La stabilité est aussi un facteur à leur avantage en ce bon début de saison. Contrairement à la saison dernière, où il y a eu 20 départs et une dizaine d’arrivées, le Paris FC a gardé 90 % de son effectif, un gage de continuité, pour pouvoir réellement progresser.
Un club de plus en plus attractif pour les investisseurs
En 2020, des actionnaires bahreïnies ont acquis 20 % des parts du PFC, offrant, au club, une visibilité internationale ; des ressources financières supplémentaires pour développer des projets, stabiliser le budget du club, envisager des investissements stratégiques afin de renforcer l’équipe et moderniser les infrastructures. Pierre Ferracci, le président du Paris FC, a confirmé que ces dernières semaines, des fonds saoudiens avaient approché le club. Mais il a aussi été clair, ou a du moins tenté de convaincre : « le PFC veut des investisseurs qui respectent l’identité du club, avec une attention particulière à la formation, la mixité et le développement du football féminin ». Il privilégie des investisseurs français ou européens, sachant que Ferracci a annoncé qu’il souhaiterait quitter le club d’ici à 2027. Il veut préparer son départ en laissant le Paris FC entre de bonnes mains.
Cet écho a fait son effet. Quelques jours après, le 9 octobre dernier, une nouvelle a fait sensation. La famille Arnault, troisième fortune mondiale et détentrice du groupe LVMH, ainsi que la société Red Bull, vont faire leur entrée au capital du club. Avant 2027, la répartition des parts du club se découperait de la façon suivante : la famille Arnault sera actionnaire majoritaire à hauteur de 55 %, Pierre Ferracci aura 30 % et Red Bull 15 %. Dans un second temps, après 2027, Pierre Ferracci cèderait ses parts à la famille Arnault, qui passerait à 85 %, tandis que Red Bull resterait minoritaire, avec 15 %.
Un projet très ambitieux pour le Paris FC
Avec les arrivées de la famille Arnault et de la galaxie Red Bull, le PFC affiche clairement ses ambitions. Le club a deux saisons pour monter en Ligue 1, s’y installer durablement, se qualifier pour la Ligue des champions et pourquoi pas concurrencer le Paris Saint-Germain. Son budget est pour l’instant 40 fois supérieur au PFC. Mais 100 à 200 millions d’euros devraient être investis prochainement au club.
L’apport de la famille Arnault est évidemment financier. Concernant Red Bull, l’apport se fera surtout au niveau de la politique sportive. Le PFC s’appuierait sur leur expérience pour repérer, développer et recruter des joueurs, grâce à leurs nombreux scouts présents dans le monde. Rappelons-le, Red Bull possède sept clubs à travers le globe. Les plus connus sont Leipzig, Salzbourg, New-York, et Bragantino au Brésil. Leur succès ne peut être ignoré depuis que la marque au taureau rouge a acheté ces clubs. Leipzig a très vite gravi les échelons, passant ainsi de la cinquième division en 2009 à la Bundesliga en 2016. D’ailleurs, ils terminent régulièrement dans le top 4 allemand, synonyme de participation active à la Ligue des champions.
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Le Red Bull Salzbourg est quasi systématiquement champion d’Autriche depuis 2007, après une disette de près de 10 ans. Ils participent aussi très souvent à la Ligue des champions. Les Red Bulls de New-York ont fini premier de la saison régulière à trois reprises (2013, 2015 et 2018) tandis que le Red Bull Bragantino a été champion de deuxième division brésilienne en 2019 et évolue depuis la saison 2019-2020 en première division. En 2021, ils ont même été finalistes de la Copa Sudamericana, l’équivalent européen de la Ligue europa.
Red Bull est donc un gage sérieux de réussite en matière sportive. Invité sur l’étonnant plateau de L’Équipe du soir, mardi 12 novembre, Pierre Ferracci a insisté sur le fait que Red Bull agira dans le but de mettre l’accent sur des joueurs locaux issus du Bassin parisien, un des viviers les plus importants de la planète. L’identité parisienne semble être un fer de lance, en accord avec les racines populaires du club.
Le président du Paris FC a également souligné que le célèbre vendeur de boissons énergisantes n’est qu’actionnaire minoritaire, contrairement aux clubs précités. Les craintes de la multipropriété doivent-elles pour autant être balayées ? Le président du club a tenté de rassurer les ultras du PFC lorsque ces derniers faisaient part de leur hostilité. Dans l’émission du journal toujours, Ferracci a tenu à préciser que c’est la famille Arnault qui a ramené Red Bull, et non lui.
Une croissance raisonnée pour rassurer les supporters ?
Sur le long terme, le Paris FC peut incarner une alternative crédible au PSG. Cependant, il faudra davantage d’effervescence autour du club. En effet, le stade Charléty, sa piste d’athlétisme et son emplacement ne favorisent pas l’engouement populaire. Un déménagement dans l’enceinte du Stade Français, à Jean Bouin, est aussi envisageable, bien que les négociations aillent bon train. Ferracci déclare à ce sujet : « nous n’irons pas à Jean Bouin à n’importe quel prix. »
Si son rêve serait une transformation de Charléty, une autre piste, contre toutes attentes, pourrait mener vers le Parc des Princes. En cas de départ du PSG, comme certains dirigeants l’avaient laissé entendre, le PFC pourrait le remplacer. Les deux clubs pourraient aussi cohabite, mais la manière des plus grands clubs, comme l’AC Milan et l’Inter Milan ou l’AS Roma et la Lazio Rome. De ce fait, le PFC aurait un stade à la mesure de ses ambitions.
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Le premier grand défi remporté par le Paris FC 2.0 est son passage devant la DNCG. Le gendarme financier du football français vient de valider le projet du renouveau du Paris FC. Pierre Ferracci et le fils de Bernard Arnault, Antoine, y étaient présents. Le nouveau projet du Paris FC a été présenté comme un « projet familial ». La famille Arnault compte s’inscrire dans une démarche sur le long terme. C’est en cas tout cas ce qu’a assuré le fils de la famille multimillionnaire. Aucune injonction donc à monter dès les deux prochaines saison.
Pierre Ferracci s’est laissé aller à une autre confidence sur le plateau de L’Équipe du soir : « ça va peut-être bouger au mercato hivernal, mais dans un but de renforcer l’équipe et non de la déséquilibrer. » Preuve que la direction ne veut pas brûler les étapes ?
De l’art de bien s’entourer
Ce mercredi 20/11, Pierre Ferracci et Antoine Arnault ont donné une conférence de presse, à Orly, siège du Paris FC, afin d’officialiser publiquement la vente du PFC et d’expliquer les motivations de la famille Arnault dans cette acquisition. Antoine Arnault a dévoilé que Michel Denisot fera partie du conseil d’administration du Paris FC, à partir du 29 novembre 2024, date de l’entrée au capital de la nouvelle équipe. L’ancien président du PSG (1991-1998) retrouvera alors, au sein du club, une autre figure historique du PSG, en la personne de Raí (1993-1998), aujourd’hui, ambassadeur du PFC.
Le fils de Bernard Arnault a également parlé de Jürgen Klopp, avec qui il s’est entretenu plusieurs fois. « Il est très excité par le projet et la perspective de venir travailler avec les équipes ici. » L’ex-coach allemand, de Mayence, Dortmund et de Liverpool, a été nommé le mois dernier : directeur des activités football de Red Bull, le mois dernier. Son rôle consistera de superviser le réseau des clubs affiliés à l’entreprise autrichienne.
« Red Bull a aussi des outils de datas absolument révolutionnaires qui vont nous aider sur la partie scouting. » a ajouté le directeur général de Christian Dior SE, tout en soulignant avec insistance : « Ils ne sont pas là pour être co-propriétaires avec nous. Ce sont des partenaires purement pour l’aspect sportif. »
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À l’issue de la conférence de presse, Pierre Ferracci s’est exprimé sur le « closing » (signature de l’accord définitif) : « À la fin du closing, la répartition du capital sera la suivante : la famille Arnault aura 52 % du capital, Red Bull 11 %, Alter Paris (Pierre Ferracci) 30 % et BRI (Lycamobile) 7 %. Au bout du processus de trois ans, la famille Arnault sera très largement majoritaire, avec 80 %. »
Pour rappel, Ferracci avait déjà évoqué sur le plateau de la chaîne L’Equipe (12/11/24), qu’il y a encore des actionnaires minoritaires, comme BRI Sports Holdings, maison mère de Lycamobile, basée au Royaume-Uni, avec qui la famille Arnault et lui sont encore en négociations pour récupérer leurs parts, malgré la tendance réfractaire. Cette société est présente dans le capital du Paris FC, depuis 2021.
C’est une véritable révolution dans le paysage du football français. Avec deux clubs de la capitale dans l’élite, les supporters auraient enfin le droit à un gros derby parisien. La Ligue 1 se hisserait ainsi à la hauteur des grandes capitales européennes. En se positionnant au rang de rival du PSG, le club passerait ainsi de l’ombre à la lumière. Si tout cela se concrétise, nul doute que la ville lumière scintillerait de plus belle…
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