C’est un rêve que poursuit chaque passionné de football au cours de sa tendre enfance. Année après année, ce rêve peut se ranger aux côtés des nombreux films de nos âmes de réalisateurs enfantins, ou devenir, pour une poignée, un objectif qui peut se concrétiser. Dès lors, l’attente, la pression, l’espoir (et parfois celui de toute une famille), le travail et l’inconnu se mêlent dans un chemin semé d’embûches vers le Graal, ce football professionnel que tant rêvent d’atteindre. Wilfried Grimaud fait partie de ces professionnels. 

Seulement, atteindre le monde professionnel ne représente pas la fin, l’accomplissement ultime. Dès lors, chaque saison est un nouveau défi, un nouveau challenge. Dans ce monde de concurrence continue et acharnée, il faut sans cesse confirmer, sans cesse confirmer la confiance, sans cesse assurer ses arrières. Une peur est commune dans ce cas : l’échec. Malgré un premier contrat, une première signature, tout peut basculer, et remettre en question un but, une passion, un choix de vie. Cette opportunité tant attendue peut aussi tarder à se présenter. Il faut alors du courage et de l’abnégation pour poursuivre un espoir qui semble parfois fantôme. Il faut parfois autant de volonté pour accepter de revoir ses ambitions à la baisse, de faire sa place dans ce monde par une porte plus dérobée, par un chemin plus tortueux. Première partie de notre entretien.

Wilfried Grimaud

Peux-tu te présenter pour nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas forcément. Où en es-tu de tes projets sur cette dernière année et vers quoi t’orientes-tu pour le futur ?

Je m’appelle Wilfried Grimaud, je suis joueur de football professionnel. Cette année, j’ai eu l’opportunité et la chance de pouvoir connaître le monde amateur. Ma dernière signature s’est faite du côté du FC Mantois, club de National 3, descendu la saison dernière. L’objectif était de remonter directement en National 2, et j’ai voulu aider le club par mon expérience et par la discipline que j’ai pu acquérir tout au long de ma carrière professionnelle. Je n’ai pas terminé la saison pour plusieurs raisons. J’ai eu un enfant, et des engagements n’ont pas été respectés par le club, ce qui a renforcé ma décision de partir du club.

J’ai quitté Mantes en janvier, et cela fait donc 6 mois que je n’ai plus d’activité sur les terrains. Je reste néanmoins actif dans le milieu du football, par l’intermédiaire du management de joueurs dont j’aide la carrière à décoller, notamment en leur donnant des opportunités dans les pays de l’Est. J’y conserve de bons contacts.

Tu reviens donc aux origines puisque tu es originaire du XXème arrondissement de Paris…

C’est exactement ça ! Je suis originaire du XXème arrondissement, porte de Bagnolet. Je suis né à Lille, mais j’ai grandi à Paris là où j’ai fait toutes mes classes.

Comment en vient-on à mûrir et faire grandir le projet de devenir footballeur professionnel et comment cela s’est concrétisé pour toi ?

C’est un peu simple à expliquer pour moi. Quand tu es originaire d’un quartier où l’on joue beaucoup au football, et où les grands jouent beaucoup, tu as tout de suite envie de te confronter à eux pour prouver que tu peux jouer à bon niveau. Cela commence par là, et cela se poursuit ensuite par l’inspiration de certains de mes « aînés » de quartier. Ceux qui ont eu la chance de signer professionnel et de jouer à bon niveau étant jeune. Je me suis mis ce challenge là en me disant « pourquoi pas moi ? ». S’ils me donnent l’opportunité de jouer avec eux, cela veut dire que j’ai du talent. Moi aussi, je peux jouer en centre de formation et plus tard au Real Madrid ou au PSG ! J’ai su nourrir ce rêve-là avec mon entourage, mes amis, mes proches et le quartier.

Quand tu joues dans un quartier, de nombreuses personnes te poussent. Elles te poussent notamment à rejoindre un club, plutôt que de te cantonner au quartier. Pour justement exprimer le talent qu’ils te reconnaissent. Je me suis dit que j’allais me battre pour y arriver. Petit, tu ne te dis pas que c’est compliqué. C’est seulement lorsque les opportunités se matérialisent, quand tu es à la porte de ton premier contrat pro ou qu’on te donne une opportunité pour un essai, que tu te rends compte que c’est compliqué. Et ce malgré ton talent. On peut parfois te dire non, sans même t’avoir vu évoluer sur le terrain.

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Dès lors, c’est une affaire de mental. Tout de suite, tu te dis : « Soit je lâche l’affaire et je retourne jouer au quartier, soit je crois en mon rêve à fond et cela va passer ! ». Je me suis forgé ce mental en me disant de ne pas lâcher, malgré les déceptions ou les refus. Le football, parfois, c’est un peu une affaire de piston, il faut dire la vérité ! À chaque fois que j’ai joué au football, cela a plu ! Que ce soit de la part des adversaires, de mes coéquipiers ou de mes coachs. Cela a aussi entretenu ce rêve et cet objectif, je me suis convaincu que je pouvais moi aussi rejoindre une structure professionnelle et avoir le niveau pour y évoluer.

Tu as commencé ta carrière en Angleterre, mais as-tu eu d’autres opportunités, en France par exemple, avant cela ?

Pour dire vrai, cela s’est matérialisé en France au départ. J’étais encore une forte tête, et je prenais les choses à la légère, notamment dans les aspects de rigueur et de discipline. Je me disais : « Wilfried, tu as du talent, tu es bon » mais je n’ai pas su saisir certaines opportunités. Je me disais que j’avais le temps de signer pro ou en centre. Le temps passe vraiment, et tu loupes le train une, voire deux fois. Ensuite, il repasse rarement une troisième fois. Les portes commencent à se fermer petit à petit.

À 18 ans, si tu n’as pas encore signé pro, que tu n’es pas en centre de formation ou dans un club confirmé, tu commences à réfléchir. Même en étant passé par des clubs comme Brétigny (le C.S Brétigny sur Orge, ndlr), ce n’est plus suffisant. Donc à 20 ans, 21 ans, je me suis dit que cela allait être compliqué de signer professionnel en France. Il était hors de question de jouer en CFA, CFA2 (désormais respectivement National 2 et National 3, ndlr). J’avais énormément confiance en moi et je me suis dit que je pouvais seulement évoluer à un niveau bien au-dessus de la CFA, dans des structures professionnelles, avec tout mon respect pour la division.

En France, les commentaires étaient similaires. Je n’avais pas joué en centre ou dans des clubs assez importants. La seule solution pour moi était l’étranger, là où l’on allait pas regarder mon âge. J’ai eu un coup de téléphone d’un ami et d’un agent par la suite qui m’ont proposé l’Angleterre. Je me suis dit que c’était le pays du football, et que c’était encore mieux, donc pourquoi pas y aller.       

Tu signes alors à Crawley Down ?

C’est ça ! C’était une bonne expérience. Ils m’ont donné ma chance et j’ai pu découvrir le niveau semi-pro. Je signe via un agent sans même avoir effectué d’essai. Ils m’ont lancé et lors de mon premier match, je marque mon premier but sur mon premier ballon. Je marque un but incroyable, j’ai vu cela comme un signe. Ma carrière allait se lancer ici. Je ne devais pas laisser une nouvelle fois le train passer. Il fallait que je mette tous les ingrédients pour réussir. Ce qu’a pu représenter mon premier but aux yeux des fans et des médias en Angleterre m’a fait prendre conscience que cela pouvait aller très vite.

En inscrivant 10 buts, je pouvais vite me faire remarquer, d’autant que des scouts sont présents à la quasi intégralité des matchs. Je n’étais pas dans ma zone de confort, sans mes parents ni mon frère, et j’étais face à moi-même pour réussir à aller loin dans ce pays là. 

S’ensuivent Peaceheaven et le Lewes FC…

Après Crawley Dawn, Peaceheaven me proposent de signer et j’enchaîne, avant d’arriver au Lewes FC. C’est un club très réputé en Angleterre. Il est considéré comme pro chez les femmes et offre des contrats pro chez les hommes (le club évolue en Isthmian League Premier Division, le sixième échelon du football anglais, juste en dessous de la Vanarama National League, le premier échelon officiellement professionnel en Angleterre, ndlr). Puis j’ai eu l’opportunité de signer au Torquay FC qui était en cinquième division anglaise.

Nous étions en passe de signer le contrat et de boucler le transfert. C’est à ce moment qu’un club de deuxième division lituanienne me propose de venir à l’essai. C’est un réponse à un mail que j’avais envoyé deux mois auparavant. J’avais encore du temps avant de finaliser le transfert à Torquay, et je me suis donc rendu en Lituanie. Je n’avais rien à faire, que c’était une période de vacances : je me suis dit que l’essai allait me permettre de rester en forme. Je ne partais pas dans l’optique de signer dans un pays de l’Est, compte tenu de l’opportunité représentée par Torquay, avec une ville et un stade magnifiques.

En arrivant en Lituanie pour passer l’essai (avec le Dinava FC, ndlr), je suis agréablement surpris ! Le stade est magnifique et l’équipe possède des joueurs de qualité. Le club était également structuré. L’essai se passe très bien et le club me propose un contrat. En rentrant à Paris, je réfléchis entre les deux propositions, tout en me disant que la décision était prise.

Comment en arrives-tu à faire la passerelle entre le monde semi-pro anglais et le championnat bulgare, qui ne devait pas être le plus représenté parmi les scouts dans les tribunes ?

Un agent avec qui j’avais discuté durant la saison me propose de venir en Bulgarie pour aller voir le projet de Sozopol, qui venait de descendre en deuxième division bulgare. Il me propose de venir pour visiter les infrastructures, sans que je ne prenne aucun engagement. Ayant toujours le temps par rapport à la reprise de Torquay, je décide d’enchaîner avec la Bulgarie. J’ai tout de suite beaucoup apprécié le pays et la ville de Sozopol. En faisant route vers le club, j’aperçois le stade au loin. Il y a des trucs qui ne mentent pas, et j’ai eu un coup de foudre pour ce stade et cette ville, qui est le Saint-Tropez de Bulgarie. Arrivé devant le stade, je rencontre l’entraîneur et je discute avec le capitaine qui me propose rapidement de visiter les infrastructures.

Je ne m’attendais pas du tout à cela. Je me suis dit que la Bulgarie allait être en retrait par rapport à l’Angleterre, mais j’ai tout de suite aimé. Le stade est super grand, super beau… Je suis un peu un gamin qui rêve ! On me confie le projet du club, l’objectif était de pouvoir remonter très rapidement puisque l’équipe était armée pour, je visite les infrastructures qui sont très complètes… Le coup de foudre est apparu, et je me suis dit que c’était ici que j’allais jouer. Après trois ans en Angleterre, je me suis dit que j’avais peut-être besoin de voir ailleurs pour passer un nouveau cap et franchir une nouvelle étape. J’ai donc choisi Sozopol et j’ai fait une superbe saison par la suite !

Tu es ensuite resté en Bulgarie en signant à Pomorie.

C’est un épisode qui m’a laissé sur ma faim. Je signe à Pomorie grâce à ma très bonne saison avec Sozopol. Avant cela, j’ai reçu une offre de Neftochimik (le Nevtochimik Burgas, relégué en cinquième division après des problèmes financiers à l’issue de la saison 2021, ndlr), un club de D2 mais un gros club en Bulgarie. Une fois sur place, ils appellent mon agent à Pomorie dans la seconde. Ce dernier me conseille de ne pas signer tout de suite. S’ensuivent deux heures de battement, durant lesquelles j’ai accepté l’offre de Pomorie.

Je ne me voyais pas signer à Nevtochimik parce que lors de nos affrontements avec Sozopol, les fans n’ont pas été sympa avec moi. Le racisme est toujours un peu présent dans certains pays, et j’ai voulu leur montrer que j’étais plus intelligent que cela. Nevtochimik apprend en cours de route que j’ai décliné leur offre. Ils n’étaient pas contents, puisqu’ils ont demandé à mon agent de rembourser les frais de l’hôtel qu’ils avaient payé pour ma venue.

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Lors de mon arrivée à Pomorie, le championnat avait déjà commencé. Le club avait joué cinq matches et était en difficulté. Je représentais leur plus gros transfert, avec le meilleur salaire. Il fallait montrer directement que j’avais ma place. Mon premier match se passe bien, malgré une défaite. Nous remportons ensuite un match de Coupe contre Sozopol, mais je me blesse à l’épaule. Il ne reste que six matchs en première partie de saison lorsque je reprends.

Je joue deux matches en étant blessé, et je décide de rentrer en France, à l’INSEP, me faire soigner. Je fais ce qu’il faut pour revenir le plus rapidement possible, je serre les dents en jouant sous infiltration, et je reviens tout de suite à mon niveau. Sur les deux derniers matches, j’effectue des performances que je n’avais jamais réalisées en Bulgarie. Le coach avait bien aimé mes performances et celles de l’équipe, et voyait que l’on était en capacité de redresser la barre.

Vient la crise sanitaire du Covid-19, qui stoppe quelque peu ton ascension… Comment tu vis cela et quelles sont les perspectives qui s’offrent à toi ?

Nous apprenons que le championnat n’allait pas reprendre. Pomorie ne peut malheureusement pas tenir les engagements sportifs. Face à des problèmes financiers, le club a dû déposer le bilan et a été rétrogradé en quatrième division. J’ai dû m’arranger avec la FIFA pour mon contrat. En rentrant à Paris, je discute avec mon agent pour voir si des possibilités de signer en première division s’offraient à moi. La crise sanitaire rendait difficile la signature dans un club. Les offres que j’avais en D1 ne se sont pas concrétisées. Je voulais quand même vraiment passer une étape. J’avais la possibilité de revenir en D2, notamment à Sozopol, mais je ne suis pas quelqu’un qui revient avec ses exs ! *rires*. Je ne voulais pas risquer de gâcher la bonne impression que j’avais laissée là-bas.

J’ai eu énormément d’offres de l’étranger, mais les difficultés de déplacement et la fermeture des frontières m’ont empêché de répondre à certaines offres, notamment venues de clubs du Maghreb. Le temps passait et j’ai finalement eu l’opportunité d’aller jouer les tours préliminaires de l’Europa Conférence League avec Fiorita (club de Saint-Marin, ndlr). Le président fait des efforts et me propose un contrat très intéressant financièrement. Après deux semaines de négociations, nous signons le contrat avec l’objectif clair de franchir les quatre premiers tours qualificatifs. Une mission compliquée mais possible.

Dès mon arrivée, les choses ne se passent pas forcément comme prévu. Le comportement du président a changé et il est devenu très possessif. Il signifiait : « maintenant que tu as signé, tu m’appartiens », comportement un peu typique des italiens. Je ne voulais surtout pas être téléguidé comme ça, et on ne s’est pas entendu. Au bout de trois jours, je suis parti sans avertir personne, à part le président. Je n’ai pas accepté sa manière de s’adresser à moi. L’argent ne m’achète pas. La belle maison, la voiture de fonction, le meilleur contrat ne m’achètent pas. L’on a beau mettre des millions sur la table, si le respect n’est pas là, cela ne peut pas fonctionner. Le Covid a donc tout chamboulé, ne m’ayant pas permis de vraiment rebondir en Bulgarie, et avec une expérience à Saint-Marin qui s’est avérée être très très rapide. 

Tu as tout de même voulu retrouver les terrains, et tu as l’opportunité de signer à Villemomble par l’intermédiaire de son entraîneur, comme on pouvait le lire chez nos confrères de Bénin Best News…

Oui ! Il m’a contacté sur LinkedIn puisqu’il avait vu que je n’avais pas de club. Il me propose donc de venir jouer en DH (Régionale 2, ndlr). Je lui réponds de manière honnête que ça ne me faisait pas rêver et que cela ne m’intéressait pas. Je me suis battu pour être professionnel et je ne me voyais pas retomber dans le monde amateur, à ce moment-là. J’étais donc catégorique. Ses arguments ont tout de même été intéressants. Il m’a invité à venir jouer en me disant que j’avais de toute façon besoin de temps de jeu, et que cela ne m’empêchait pas de réintégrer le circuit professionnel en étant de surcroît prêt physiquement. C’est toujours mieux que de rester à la maison en attendant l’offre convenable. J’ai écouté son discours et j’ai été prêt à faire des concessions.

De son côté, le club a également fait des concessions financières. Il a su faire une exception pour moi. On a fait un montage pour que je bénéficie d’un contrat convenable au vu du niveau et de mon CV. Je remercie qui a respecté tous ses engagements. J’ai été assez content, et cela m’a permis de jouer tout en touchant quelque chose d’intéressant. L’argent reste quand même le nerf de la guerre, et cela m’a permis de développer d’autres projets en parallèle. Même en jouant en amateur, cela ne t’empêche pas de retourner dans le circuit professionnel. Cela ne m’a pas desservi. J’ai reçu la saison suivante des offres pour retourner dans le monde professionnel. J’étais tout de même assez exigeant sur le caractère financier. Je ne voulais pas revenir dans le monde pro à n’importe quel prix.

A-t-on continué à te suivre à l’étranger, ou était-ce essentiellement des offres en France, en pensant évidemment au FC Mantois par exemple?

J’ai eu des possibilités en France. J’ai eu des offres assez intéressantes, en Corses, dans le sud de la France ou au Luxembourg. Cela s’est vraiment joué à très peu pour que j’y signe. Il y avait aussi Brahim Hemdani, le coach de Marignane (le Marignane FC, ndlr) qui monte en National, qui me voulait. Mais cela ne s’est pas fait. Je ne me sentais pas à l’aise à l’idée de rejoindre un club de National 2, loin ma famille. Le FC Mantois a été un choix géographique. Le fait d’être proche de ma famille, d’assister ma femme durant sa grossesse a été privilégié. À l’étranger ou dans le sud, je n’aurais pas été à 100%.

Le FC Mantois s’est montré tout de suite convaincant dans les négociations, dans l’approche et dans la manière de présenter le projet. J’ai également accepté car le projet était similaire à celui de Sozopol mais dans le monde amateur. L’équipe était constituée d’une majorité d’anciens professionnels, dont Omar Kossoko qui avait joué en première division bulgare. Cela a tout de suite matché au niveau des conditions. Le contrat était correct financièrement, l’équipe était armée pour remonter et j’étais dans la même dynamique que la saison précédente. Je me suis dit qu’il fallait jouer pour retrouver le monde pro, et qu’il était préférable d’être actif plutôt que passif tout en étant patient et en me disant que si une opportunité devait venir, elle viendrait. Je l’ai pris comme un beau challenge, une belle mission à accomplir.

Aujourd’hui, tu ne fais plus partie du club ?

Effectivement, j’ai quitté le club en janvier. En plus du fait que je me devais d’être au près de ma femme, le club n’a pas respecté les engagements qui étaient annoncés lors de ma signature. Quand tu donnes des engagements, tu te dois de les tenir, tu ne peux changer les termes du contrat tous les deux ou trois mois. Avec la combinaison de ces deux facteurs, j’ai décidé de me concentrer sur le plus important à savoir ma famille, et j’ai quitté le club.

Découvrez dès demain la suite de notre entretien avec Wilfried Grimaud, qui abordera cette fois-ci son après carrière.


2 commentaires

"Je ne dois pas rater sinon ça va mal se passer pour moi" : le football, ou l'obligation de réussir - Fausse Touche · 18/07/2023 à 17:01

[…] le talent qu’ils te reconnaissent. Je me suis dit que j’allais me battre pour y arriver » expliquait Wilfried Grimaud à notre micro. Allier les études aux matchs, accepter de moins sortir avec ses amis, moins voir sa famille, se […]

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