À l’occasion de la Coupe du monde féminine qui débutera le 20 juillet prochain en Australie et Nouvelle-Zélande, Fausse Touche vous propose une mise en avant des nations, avec les joueuses à surveiller durant la compétition. Double championne du monde, octuple championne d’Europe, médaillée d’Or aux Jeux Olympiques de Rio, l’Allemagne est sûrement le plus beau palmarès du football féminin mondial avec les États-Unis. Si lors des trois dernières éditions elles n’ont jamais pu dépasser les quarts de finale, elles sont revenues au premier plan récemment avec une finale de l’Euro perdue face à l’Angleterre en 2022.

Coupe du Monde féminine : pour l'Allemagne, cette fois-ci, c'est la bonne ?

Une nouvelle génération est désormais née, et la Die Nationalelf veut retrouver sa gloire d’antan. Si l’Allemagne restait sur une période creuse sans résultat probant depuis 2016, l’Euro disputé l’été dernier a levé les doutes sur cette nouvelle équipe capable de se hisser jusqu’en finale, éliminant notamment sur leur route l’Équipe de France en demi-finale. Grâce à un effectif majoritairement composé de joueuse de Wolfsburg, finaliste de Champions League cette saison, et du Bayern Munich championne d’Allemagne 2023, la Mannschaft peut compter sur ses joueuses cadres, mais aussi une nouvelle génération bien décidée à se rendre indispensable

La jeunesse dorée d’Allemagne

Lena Oberdorf. Rien qu’à l’évocation de ce nom, certaines doivent faire des cauchemars. La très jeune milieu de terrain (21 ans) a tout simplement été élue meilleure jeune joueuse de l’Euro 2022, et c’est dire son impact sur les milieux adverses. La joueuse de Wolfsburg, véritable numéro 6 à l’ancienne, est le pitbull du milieu de terrain allemand. Si elle a remplacé Dzsenifer Marozsán blessé l’an dernier, elle a substitué à merveille la milieu de terrain de l’Olympique Lyonnais.

Accompagnée de Sara Dabritz et Lina Magull, la joueuse formée à Essen rempli parfaitement son rôle de joueuse de l’ombre. Littéralement partout sur le terrain, son impact défensif est immense, écœurant toutes ses adversaires, les attaquantes adverses sur des retours défensifs ou alors le milieu de terrain où elle s’impose par son physique, son impact, ses tacles appuyés et son sens du placement. Elle parvient à étouffer son vis-à-vis, les empêchant de ressortir proprement. Son intelligence de jeu la pousse à avoir un vice pour faire les fautes au bon moment, une qualité rare pour son jeune âge. Désormais devenue indispensable à l’entrejeu allemand, elle pourrait bien continuer de rayonner à l’international cet été.

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L’autre jeune star de la sélection est Jule Brand, elle aussi joueuse de Wolfsburg depuis l’été dernier. Elle n’a que 20 ans mais pourrait bien être indiscutable lors de la Coupe du monde. Titulaire lors de la demi-finale et finale de l’Euro, elle a su prouver qu’elle était une joueuse clé du système de Martina Voss-Tecklenburg. La grande (1,77m) et élancée joueuse du WFL est un poison pour les défenses adverses, grâce à sa taille sur les coups de pied arrêtés, sa percussion qui lui permet de se retourner extrêmement vite dos au but, et sa vitesse de pointe capable de faire la différence sur 30 mètres.

Sa qualité de dribble est sûrement sa qualité principale, capable de faire des dribbles courts avec le ballon très proche de ses pieds, elle peut enchaîner rapidement grâce à une qualité d’exécution phénoménale. Si il lui manque encore la finition à travailler, la coéquipière et très bonne amie de Lena Oberdorf en club comme en sélection pourrait être un atout redoutable pour les doubles championne du monde.

Un groupe abordable

La Die Nationalelf va devoir composer avec un groupe jugé très abordable pour elle, accompagnée du Maroc, la Corée du Sud et de la Colombie, les allemandes devraient se hisser à la première place du groupe assez facilement. Ce sera une première pour les Marocaines, qui sous l’égide de Reynald Pedros, vont tenter de passer le premier tour. Finaliste de la dernière CAN, le nouveau projet de la fédération marocaine avec le coach français en tête d’affiche pourrait être une belle surprise de la Coupe du monde, à l’image de leur homologue masculin demi-finaliste lors de la dernière CDM. Les colombiennes elles aussi sont vices championne sur leur continent puisqu’elles se sont inclinées face au Brésil en finale de leur Copa America disputée à domicile.

Elles disputeront leur 3ème Coupe du monde de leur histoire, elles qui ont gagné un seul match dans leur histoire de cette compétition, face à l’Équipe de France en 2015 au Canada. Enfin, la Corée du Sud sera la dernière équipe du groupe que les allemandes affronteront. Elles aussi vice-championnes de leur continent, après une défaite en finale de la coupe d’Asie des nations face à la Chine. Elle sera tout de même l’équipe avec le plus d’expérience dans cette compétition derrière l’Allemagne, puisque la nation du pays du matin frais disputera sa 4ème Coupe du monde, où son meilleur résultat fut en 2015, lorsqu’elles se sont faites éliminer par la France en huitième de finale.

Romain Fiore


Fausse Touche

Je représente tous les sympathiques qui ont contribué et ont filé un coup de plume à l'équipe !

1 commentaire

Formation en Allemagne, entre problème d'institution et crise d'identité - Fausse Touche · 24/02/2024 à 16:59

[…] À LIRE – Qu’en est-il chez l’équipe nationale féminine ? […]

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