Durant ses six années de présidence à l’Association suisse de football (ASF), Dominique Blanc dit s’être engagé en faveur de la pratique du football féminin. Avec l’inclusion de femmes dans le comité central de l’institution, le nombre de licenciées du pays a doublé et, récemment, la Suisse a obtenu l’Euro 2025.

Un grand basculement pour le football féminin
Dans la continuité de sa politique de mise en avant du football féminin, Dominique Blanc a souhaité organiser la compétition en feuilletant l’appel à la candidature de l’UEFA. Le premier projet était en commun avec l’Italie, qui s’est finalement retirée. la Suisse a finalement fait la demande seule. Plus de 600.000 billets ont déjà été vendus. C’est un record. 22 matches, sur 31, sont à guichets fermés. En 2022, lors de l’Euro en Angleterre, 574 875 billets avaient été vendus.
Cette fête célèbre un grand basculement pour le football féminin. Ce sera l’un des derniers tournois à faire coexister deux types de footballeuses. Celles qui ont grandi dans un monde où footballeuse n’était pas accessible aux femmes. Et celles qui ont pu l’exercer dès leur adolescence. Le football féminin est pratiqué depuis longtemps, mais vit dans l’ombre médiatique. Son développement s’accélère depuis à peine une décennie. Aujourd’hui, des jeunes femmes grandissent avec des images de footballeuses auxquelles elles veulent ressembler.
À LIRE sur Fausse Touche – Yamal, Flick et la mutation du FC Barcelone : une saison presque parfaite
Huit mois après sa prise de fonction de la présidence de l’ASF, en 2019, Dominique Blanc a fait du football féminin l’une de ses quatre priorités. Jusqu’ici, tout ce qui concernait les femmes, compétitions élites et équipes nationales, n’était qu’une subdivision du département technique, au même titre que les Juniors. Le nouveau bureau a créé un département spécial dès sa prise de fonction.
Le football, le premier sport féminin
L’équipe féminine suissesse se qualifie à la Coupe du Monde pour la première fois de son histoire en 2015, au Canada. En 2022, elles participent à l’Euro en Angleterre. Puis en 2023 à la Coupe du Monde en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le staff de la sélection a été progressivement enrichi et comprend aujourd’hui autant de membres que l’équipe masculine. De manière générale, le nombre de licenciées a augmenté jusqu’à 24. 000 joueuses en 2018 à environ 45.000 en 2024.
Durant les dernières années, l’ASF a organisé de nombreuses formations pour les entraîneuses, les arbitres et les dirigeantes. « Elles ont eu beaucoup de succès. Lorsque nous analysons la courbe de développement du football, dans tous ces secteurs en Suisse, on voit qu’ils sont tous en plein essor », s’est félicité le président de l’ASF lors d’une conférence de presse en marge de l’Euro. Ces formations s’inscrivent dans un objectif de faire du football le premier sport féminin en Suisse.
À Genève, la Ville met de plus en plus en avant la pratique féminine. Ils ont, par exemple, invité des enfants à plusieurs matches de football féminin, comme Servette-Roma en barrages de Ligue des champions et Suisse-France en amical. Des footballeuses sont également allées dans des écoles pour parler de leur métier. « On a eu du retard au niveau de la pub dans les rues pour l’Euro, par rapport à d’autres villes. Mais on a eu des stands, des caravanes qui ont fait le tour de la ville et des trams aux couleurs de la compétition », glisse Gregorio, supporter du Servette FC. Malgré un manque de publicité, il existe un regain d’intérêt comparé à avant 2023 et l’attribution de la compétition.
C’est la Finlande et l’Islande qui ouvriront la compétition, à 18 heures à Thoune. La Suisse jouera son premier match à 21 heures, face à la Norvège.
0 commentaire