Le 10 juin dernier, la sélectionneuse Montse Tomé a annoncé sa liste de joueuses qui représenteront l’Espagne lors de l’Euro féminin 2025. Très peu de surprises, mais une ossature forte. Dix joueuses sur 23 évoluent sous le maillot blaugrana du FC Barcelone. Après avoir remporté la première édition de la Ligue des Nations, l’objectif est clair. L’équipe veut décrocher ce premier titre européen, pour réitérer l’exploit de leurs homologues masculins. Remporteront-elles coup sur coup la Coupe du Monde et l’Euro ?

L’Espagne en pleine confiance
Après une Coupe du Monde historique remportée et une Ligue des Nations survolée, la dynamique des Espagnoles est merveilleuse avant d’aborder cette nouvelle compétition majeure. Tomé a trouvé le juste équilibre entre jeu de position, intensité et équilibre. Le trident du Barca, Putellas, Bonmati et Guijarro, continue de faire les beaux jours de la sélection. Et les ailes sont toujours aussi redoutables. En bref, le danger peut venir de partout. Les Espagnoles se connaissent et sont sûres de leurs forces. Elles font figure du plus gros épouvantail de cette compétition. Preuve en est avec leur match d’ouverture face au Portugal, dans un contexte quelque peu spécial.
De la possession, du contre-pressing à la perte de balle, de la patience et du changement de rythme, voilà les préceptes de jeu prôné par la sélectionneuse. Un ADN qui se rapproche au maximum du style de jeu joué par l’équipe du FC Barcelone, qui a tant gagné sur la scène continentale. Les intentions seront claires : dominer techniquement et surtout mentalement son adversaire.
L’Espagne fragilisée sans Hermoso et Paraluello ?
L’absence de la leadeur Jenny Hermoso pose question sur la figure offensive principale côté Espagne. Si l’avant-centre ne se montre pas suffisamment efficace, le jeu de possession peut très facilement devenir stérile. La responsabilité du secteur offensif sera partagée entre plusieurs joueuses : Mariona Caldentey et Esther Gonzales. Jusqu’à présent, aucune d’entre elles n’a montré qu’elle pouvait avoir les épaules pour assumer ce rôle essentiel.
L’autre absence notoire, c’est la pépite espagnole du FC Barcelone : Selma Parraluello. Révélée lors du dernier Mondial, l’ailière virevoltante s’est malheureusement blessée lors de la finale de Ligue des champions face à Arsenal. Installée comme véritable trublion, elle va laisser un manque, dans un profil qui manquait à l’Espagne : verticalité, élimination et courses dans les espaces. Son absence va sans doute pousser Montsé Tomé à revoir son plan de jeu et potentiellement placer Caldentey ou Athénéa sur le couloir gauche, dans un registre différent de ce que Paralluelo pouvait apporter.
À LIRE SUR FAUSSE TOUCHE – Les speakerines, nouvelles voies du football suisse
Aitana Bonmati et Vicky Lopez, une lame à double tranchant
Double Ballon d’or en titre, difficile de ne pas parler de Bonmati comme étant le baromètre technique de cette équipe. Elle est le principal rouage qui influe sur le jeu de son équipe. Elle dicte le tempo et sait créer ou trouver des espaces pour ses coéquipières avec son jeu de passe hors norme.
À tout juste 17 ans, Vicky Lopez est la joueuse à suivre de cette sélection espagnole. La milieu de terrain du FC Barcelone dégage une maturité affolante pour son jeune âge. Élégante balle au pied, dotée d’une justesse technique incroyable, possédant une vision de jeu remarquable, Vicky casse les lignes par la course ou par la passe.
Techniquement, elle a tous les prérequis demandés pour une joueuse espagnole. Jeu dans les petits espaces, capacité de projection dans les 25 derniers mètres adverses. Championne du monde dans les catégories d’âge inférieures (U17 et U20), elle a entamé son aventure avec la Roja A à seulement 16 ans. Elle sera sans doute utilisée comme un joker de luxe, capable de suppléer Aitana Bonmati ou encore Alexia Putellas. Elle sera une arme de poids dans le déblocage de matchs fermés. Ses coéquipières pourront compter sur son insouciance pour mettre à mal certains blocs bas.
1 commentaire
Récap J1 : des résultats attendus pour cette première journée - Fausse Touche · 09/07/2025 à 10:47
[…] À LIRE SUR FAUSSE TOUCHE – Vicky Lopez, la pépite espagnole à suivre de près […]