Championnes d’Europe en titre, les Lionesses arrivent en Suisse avec l’ambition de conserver leur couronne. La préparation de cet événement s’est déroulée en même temps que l’annonce de certaines absences marquantes pour la sélection. Mary Earps, la gardienne anglaise, a annoncé sa retraite internationale, tout comme la milieu de terrain Fran Kirby. Enfin, la taulière de la défense, Millie Bright, a décidé de se retirer de la sélection anglaise pour des raisons personnelles. Sarina Wiegman devra donc composer sans certaines de ses cadres pour tenter d’atteindre les objectifs britanniques.

La sélection anglaise s’appuie fortement sur l’ossature de la Women’s super league (championnat anglais), qui continue de monter en puissance. Encore plus précisément du côté d’Arsenal, championne d’Europe en mai dernier. Plusieurs joueuses incontournables sont issues de ce groupe de 23, ce qui renforce les automatismes et la cohésion de groupe.

L’équipe de Wiegman conserve une ossature de joueuses ayant été championne d’Europe. Cette dernière a déjà fait ses preuves lors de matchs à haute altitude (Bronze-Williamson-Walsh-Stanway). Offensivement, l’Angleterre peut compter sur des profils très variés, la rendant complète sur différentes physionomies de match possible lors de la compétition.

Russo peut jouer en point de fixation, Lauren Hemp et Chloe Kelly peuvent apporter le déséquilibre par la vitesse et la percussion sur les côtés. Lauren James, profil créatif, est garante de la touche de folie et d’imprévisibilité que peu de nations peuvent se vanter d’avoir, rendant l’Angleterre capable de manœuvrer les blocs bas. Les Lionesses pourront s’appuyer sur leur force mentale et l’expérience des grandes compétitions, leur offrant une maturité tactique à toute épreuve.

La principale interrogation se situe sur le plan défensif. Orpheline de la taulière Millie Bright et de sa portière Mary Earps, l’Angleterre avance dans l’inconnu. Hannah Hampton devra assumer la garde des cages de l’équipe en passant après une telle légende.

Même si le secteur du milieu est de grande qualité avec les titulaires, il y a des questions à se poser sur la profondeur de l’effectif dans ce secteur de jeu. En cas de blessures, ou de suspensions, les options en soutien risquent d’être trop légères pour répondre aux attentes élevées d’une sélection comme celle de l’Angleterre. Les grands rendez-vous, face aux cylindrées européennes qui peuvent proposer un pressing beaucoup plus intense, seront à regarder attentivement.

Enfin, certaines cadres reviennent de blessures et devront retrouver du rythme pour permettre aux joueuses de performer.

Les Lionesses, sous les ordres de Wiegman, pratiquent un football fait de redoublement de passes, de patience et de maîtrise. Les joueuses construisent en partant de derrière, avec une implication du duo Stanway/Walsh. Les ailières doivent étirer le bloc adverse le plus possible.

Sur des périodes, elles sont capables de presser fort, afin de récupérer des ballons hauts et se projeter en nombre dans le camp adverse. Elles sont aussi capables d’évoluer en bloc médian, profitant des transitions et de la vitesse de Lauren Hemp ou de Chloe Kelly. Sur les coups de pieds arrêtés, l’Angleterre sait se montrer performante grâce à la qualité de centre de Lucie Bronze, permettant à Greenwood ou Williamson de dominer dans les airs.

L’entrée en lice de l’Angleterre face à une des équipes en forme du moment, l’équipe de France, nous fixera rapidement sur son niveau réel. Avec une équipe renouvelée, conservant une ossature d’expérience, l’Angleterre entend bien conserver son titre et prouver que son sacre n’était pas simplement l’histoire d’un coup d’éclat.

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Des joueuses à redouter : Lauren James et Michelle Agyemang, le facteur X et le futur proche

Parmi la multitude de stars dans cette sélection, la lumière viendra sans doute de la sœur de Reece James, Lauren, évoluant à Chelsea. Capable de changer l’issue d’une rencontre à tout moment par un geste de classe, son sens du dribble aigu, sa vista ou sa frappe de balle, James est une joueuse redoutable qui sera l’un des baromètres de l’Angleterre.

En parallèle, Michelle Agyemang, jeune joueuse de 19 ans incarne le futur, au même titre que le présent de cette sélection. Puissante, rapide et surtout dotée d’un sens du but exceptionnel, elle a su convaincre Sarina Wiegman. Avec un peu de temps de jeu, elle pourrait très rapidement devenir l’une des sensations de cet Euro 2025.


1 commentaire

La Women’s super league, symbole du développement vertigineux du football féminin anglais - Fausse Touche · 25/08/2025 à 12:58

[…] À LIRE SUR FAUSSE TOUCHE – Les Lionesses, nouvelles plus grandes nations du football féminin ? […]

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