Pays hôte de la Coupe du monde 2023 avec la Nouvelle-Zélande, l’Australie sera l’une des équipes à suivre de la compétition. En pleine ascension, les Matildas pourraient bien profiter de la plus prestigieuse compétition à domicile pour créer l’exploit et décrocher un premier titre mondial. Pour rappel, l’Australie c’est déjà sept phases finales en Coupe du monde, dont trois quarts de finale consécutif entre 2007 et 2015. Si elles ont déjà remporté la Coupe d’Océanie et d’Asie, elles ont récemment réussi à passer un cap en terminant quatrième des Jeux olympiques de Tokyo, avec une prestation incroyable face à la Grande-Bretagne en quart de finale.

La superstar du tournoi vient d’Australie

L’Australie sera bien sûr représentée par peut-être l’actuelle meilleure buteuse du monde. Véritable icône mondiale du foot féminin, Samantha Kerr, attaquante de Chelsea, a marqué d’une trace indélébile partout où elle est passée. Formée à Perth, l’Australienne a également joué à Sydney, avant de partir une saison jouer au New York Flash, puis revenir à son premier club, le Perth Glory. Disputant quatre saisons là-bas, elle deviendra même la meilleure buteuse de l’histoire du championnat national. De quoi retenter l’expérience aux États-Unis avec cette fois-ci une grande réussite du côté des Sky Blues de New-York d’abord, puis les Chicago Red Stars, où là encore, elle va devenir la meilleure buteuse de l’histoire du championnat américain.

Elle débarque alors en Europe, du côté de Chelsea. Elle y rafle tous les championnats nationaux sur son passage. Aujourd’hui, elle est déjà la 7ᵉ meilleure buteuse de l’histoire du championnat, avec un ratio de 0,81 but par match. Soit le meilleur du top 10 des meilleures buteuses du championnat. En sélection, Sam Kerr, c’est tout simplement 63 buts en 120 matchs. Celle qui a débuté avec les Matildas à l’âge de 15 ans est meilleure buteuse de l’histoire de sa sélection homme et femme confondus. Couronnée d’une cinquantaine de récompenses individuelles durant sa carrière, ainsi qu’une trentaine de records à son actif, la native de East Fremantle est la véritable superstar du tournoi.

Des jeunes expérimentées

À 29 ans, Sam Kerr est l’une des joueuses les plus expérimentées de sa sélection. Mais elle sera également accompagnée d’une jeunesse bluffante, notamment Ellie Carpenter ou encore Kyra Cooney-Cross. La première est bien connue du public français, puisqu’elle joue à l’Olympique Lyonnais depuis 2020. Elle aussi en équipe nationale depuis l’âge de 15 ans. Elle devient même la plus jeune footballeuse de tous les temps à concourir aux Jeux olympiques, mais également la plus jeune joueuse, à l’âge de dix-huit ans et onze jours, à participer à un match de la NWSL. Si elle a manqué beaucoup de matchs cette saison à cause d’une blessure, elle est bien la titulaire indiscutable lorsqu’elle est en forme au poste de latérale droit. Avec son énorme expérience internationale à son jeune âge, la Fenotte sera le pilier fort de l’équipe australienne.

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Pour Kyra Cooney-Cross, c’est du côté du milieu de terrain qu’il faudra la surveiller. Âgée de 21 ans, la native d’Herston va disputer sa première Coupe du monde avec l’Australie. Formée à Melbourne Victory, elle évolue en Europe depuis deux saisons du côté d’Hammarby en Suède. Pouvant jouer numéro dix ou alors comme une milieu relayeuse, c’est dans ce secteur qu’elle évolue principalement en équipe nationale, dans cette composition en 4-4-2 mis en place par le coach Tony Gustvasson en sélection. L’autre pépite de la sélection sera l’attaquante de 20 ans, Mary Fowler.

Connue par les observateurs du foot français, l’Australienne est passée par Montpellier durant deux saisons, avant de signer cette saison en Angleterre avec Manchester City. Si elle a du mal à s’imposer en club, en sélection, elle démontre toutes ses qualités, jusqu’à devenir indispensable pour son sélectionneur. Celle qui a déjà disputé 36 matchs en équipe nationale à son jeune âge, a même inscrit 9 buts avec les Matildas. Elle devrait compléter le front de l’attaque aux côtés de sa coéquipière superstar, Sam Kerr.

Une montée en puissance

L’Australie s’est retrouvée dans la poule B où elles affronteront l’Irlande, le Nigéria puis le Canada. Elles ont commencé leur compétition dès le 20 juillet face à la République d’Irlande, grande débutante de la compétition. En effet, les Irlandaises se sont qualifiées pour la première fois de leur histoire en Coupe du monde, en éliminant à la surprise générale l’Écosse en barrage. Malgré une récente qualification, l’équipe d’Irlande va devoir faire face au pays hôte, grande favorite du groupe et de la rencontre. Les Australiennes affronteront ensuite le Nigéria, nation africaine la plus expérimentée du tournoi, qui va disputer sa huitième phase finale consécutive.

Pays le plus titré d’Afrique avec 11 victoires à la CAN, les Nigérianes ont même atteint les quarts de finale en 1999, et les huitièmes de finale lors de la dernière édition en France, elles pourraient être la nation qui peut clairement embêter les deux favorites du groupe. Puisque la dernière confrontation pour les Matildas devrait décider de la première place du groupe face au Canada. Championne olympique en titre, les Canadiennes vont être l’adversaire le plus difficile du groupe pour les jaune et vert. En effet, les nord-américaines vont disputer pour la 8ᵉ fois une phase finale de Coupe du monde, où leur meilleure performance fut une quatrième place en 2003. Sur les deux dernières éditions, elles sont sorties deux fois des phases de poules et avec une équipe mélangeant jeunesse et expérience, elles font partie des grandes outsiders du tournoi.

Romain Fiore


Fausse Touche

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