Tenante du titre, quadruple vainqueur de la compétition, quatre fois champion Olympique, les États-Unis sont l’équipe ultra favorite de cette Coupe du Monde. Toujours attendues et toujours au rendez-vous, les américaines sont l’équipe à abattre parmi les gros cadors. Équipe la plus titrée de l’histoire de la compétition, les USA sont très attendus. Elles le sont d’autant plus suite à leur échec lors des JO de Tokyo. Le grand défi de la sélection nonuple championne de la CONCACAF sera de devenir la première sélection de l’histoire, homme et femmes confondues, à devenir triple championne du monde en titre.

Aux États-Unis, une équipe entre légendes et jeunesse
Vous connaissez déjà les noms d’Alex Morgan, Megan Rapinoe, ou encore Julie Ertz. Déjà auréolée d’une centaine de sélections internationales chacune, elles sont devenues des icônes sûres et hors du terrain.
Elles qui disputeront leur quatrième ou troisième Coupe du monde consécutive, ont déjà marqué l’histoire de leur sport. Politiquement, sportivement ou encore image de marque et de mode, elles ont toutes impacté et sont devenues des pionnières aux États-Unis et partout dans le monde pour de nombreuses petites filles ou femmes. Tête de gondole de la lutte entre l’équipe de football féminine et la fédération américaine, Megan Rapinoe, 38 ans, est une figure de proue du mouvement LGBTQ+. Aujourd’hui encore, elle ne cesse de faire réagir. Outre une Coupe du monde 2019 particulièrement réussie, terminant meilleure joueuse de la compétition, elle aura suscité les débats en tenant tête à Donald Trump, alors président des États-Unis. Elle sera aussi une militante majeure de l’égalité salariale négociée pour son équipe nationale entre les femmes et les hommes.
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Mais sa meilleure réponse a toujours été sur le terrain. Même à 38 ans, celle qui devrait disputer sa dernière Coupe du monde est toujours aussi indispensable à son équipe. À ses côtés, c’est l’une des trois mamans de la sélection américaine qui se dresse, Alex Morgan phénomène mondial et culturel, sûrement la joueuse la plus connue de sa génération, a déjà tout accomplie. Elle a tout raflé aux États-Unis en club comme en sélection, mais aussi en Europe avec son passage à Lyon ou elle a conquis un championnat de France, une coupe de France et une Ligue des Champions en l’espace de seulement six mois. Elle va apporter toute son expérience à ses jeunes coéquipières, en tant qu’ambassadrice de la sélection et du football féminin.
La jeunesse déjà au pouvoir
Trinity Rodman, Sophia Smith, Alyssa Thompson. C’est le nom de la nouvelle génération américaine qui est déjà en train de se faire une place de choix dans l’effectif de Vlatko Andonovski. Si la première vous dit quelque chose, c’est parce que c’est bien la fille de Dennis Rodman, le sulfureux basketteur quintuple champion NBA avec les Chicago Bulls ou les Détroit Pistons. Elle aussi marque déjà son sport à sa manière.
À 18 ans, elle devient la plus jeune joueuse de l’histoire sélectionnée à la draft NWSL. Rookie de la saison dès sa première année, elle est nommée dans l’équipe de la saison et obtient également sa première sélection avec les USA. En 2022, elle devient même la joueuse la mieux payée de l’histoire de la ligue avec un contrat à 1,1 million de dollars sur 3 ans. Une première historique pour une joueuse seulement âgée de 19 ans. À désormais 21 ans, elle fait partie des titulaires d’Andonovski et continue d’écrire l’histoire de son sport, à l’image de son père, mais à la différence de son homonyme, c’est avec son jeu explosif, sa qualité de dribble aisée et ses frappes pleines lucarnes.
Sur le front de l’attaque, elle pourra aussi compter sur Sophia Smith. La buteuse du Portland Thorns est un modèle de précocité. Draftée en 1ʳᵉ position à 20 ans, elle jouit déjà d’une expérience internationale avec ses premières sélections à seulement 17 ans. MVP de la saison 2022, dans l’équipe championne en titre, Smith marque déjà l’histoire de sa franchise avec 32 buts inscrits en à peine 52 matchs de championnat. Championne universitaire, championne avec sa franchise et avec les États-Unis, elle a véritablement la culture de la gagne partout où elle passe. Elle sera accompagnée du troisième diamant de ce trio exceptionnel de génération.
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Alyssa Thompson est peut-être celle qui peut écrire une nouvelle page du football féminin. Décrite comme le talent générationnel de son sport, à l’image d’un Victor Wembanyama au basket, Kylian Mbappée au foot, elle « peut avoir un impact immédiat, mais elle est aussi jeune et peut se développer et sembler être une joueuse à partir de laquelle nous construisons également un avenir » déclare la directrice générale de l’Angel City FC, Angela Hucles Mangano, l’équipe qui l’a drafté en première position en janvier dernier. Première lycéenne à être draftée, elle a décidé de ne pas jouer à l’université et d’intégrer directement le monde professionnel.
Et pour cause, celle qui a disputé ses premières minutes avec l’équipe nationale à 17 ans est déjà une attaquante hors pair. Si elle a joué chez les garçons de ses 9 ans à ses 17 ans, elle n’a cessée de progresser et d’apprendre avec le sexe opposé. Confrontée avec sa sœur à des garçons jusqu’à quatre ans de plus vieux qu’elle, elle sera avant sa majorité la seule joueuse de la MLS Next League, championnat u19 destiné aux espoirs de la MLS. Déjà nommée rookie du mois d’Avril, elle profite des matchs préparatoires à la Coupe du monde pour disputer une première titularisation face aux Pays de Galles et s’offrir une place à la Coupe du monde en Nouvelle Zélande ou les Américaines disputeront leurs matchs de poule.
Le choc des finalistes
Dans cette édition spéciale qui se déroulera sur deux pays, les tenantes du titre vont disputer leur phase de poule du côté de la Nouvelle-Zélande, co-organisatrice de l’évènement, les Américaines seront l’équipe à suivre sur la terre des All-Blacks. Elles commenceront d’ailleurs leur aventure face à la modeste nation du Vietnam. L’équipe asiatique qui disputera sa première phase finale de Coupe du monde va surement, à l’image de la Thaïlande en 2019 (13-0), subir un énorme carton face aux américaines. Mais l’expérience de disputer une première phase finale sera un énorme gain et avancé pour le football asiatique. Pour les Américaines, le véritable choc de la phase de poule, c’est bien le second match face aux Pays-Bas.
Remake de la finale de la dernière Coupe du monde, les Hollandaises éliminées en quart de finale du dernier Euro par la France, vont vouloir prendre leur revanche 4 ans plus tard. Un des matchs à suivre lors de cette Coupe du monde pour tous les observateurs du football féminin. Enfin, les Américaines termineront leur phase de poule par un match face au Portugal. Elles aussi disputeront leur première phase finale du mondial. L’équipe qui ne cesse de progresser en se qualifiant pour la première fois à l’Euro en 2017 ou lors de ce mondial, elles vont avoir l’occasion de se frotter au gratin mondial avec les Américaines et les Néerlandaises. Un adversaire à la portée des coéquipières d’Alex Morgan ou cela sera l’occasion de faire souffler les cadres et tourner l’effectif pléthorique des États-Unis, avant de se pencher vers les phases finales.
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Coupe du Monde : l'Australie en embuscade ? - Fausse Touche · 27/07/2023 à 15:30
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