Lors de cette Coupe du Monde, de nouvelles nations seront au rendez-vous. C’est notamment le cas du Maroc. Les marocaines essaieront de tirer leur épingle du jeu, afin de créer la surprise au plus haut niveau de compétitivité. L’accomplissement est déjà grand, la sélection marocaine sera la première nation féminine arabe à participer à une phase finale d’une Coupe du Monde.

Reynald Pedros, celui qui a tout changé
La sélection marocaine a connu une traversée du désert entre 2007 et 2019. Durant cette période, aucune qualification en Coupe d’Afrique des nations, ce qui par conséquent leur empêche l’accès à la qualification pour la Coupe du Monde.
Après ces échecs, la fédération décide donc de signer une convention avec la Ligue nationale du Football Féminin pour lancer deux divisions professionnelles, ainsi qu’une ligue U17. La fédération décide également de confier les rênes de l’équipe nationale marocaine à Reynald Pedros, qui sortait d’un succès total avec les féminines de Lyon en 2018. Les objectifs sont clairs. Se qualifier pour la Coupe du Monde 2023 et les JO 2024. Surtout que le Maroc obtient l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2022 et qu’elle y est donc automatiquement qualifiée.
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S’appuyant sur un groupe composé de binationales et de joueuses locales, Reynald Pedros réussit l’exploit de composter son billet pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande grâce à sa victoire en quart de finale de CAN contre le Botswana. Leur parcours en CAN s’étant terminé lors d’une finale exceptionnelle à domicile perdue contre l’Afrique du Sud (1-2) devant 45.000 spectateurs. Mais l’essentiel était déjà là, le Maroc sera bien de la partie lors de ce Mondial féminin 2023.
Les lionnes de l’Atlas s’appuient sur un système bien huilé. Une excellente assise défensive leur permettant ensuite de contre-attaquer avec des transitions rapides vers l’avant. Les joueuses ont prouvé sous les ordres de Pedros qu’elles savaient être résilientes, soudées, motivées et surtout compétitives. Elles évoluent avec confiance et arrivent dans ce Mondial avec l’envie de marquer l’histoire de la sélection féminine. En marchant sur les traces de leurs homologues masculins arrivés jusqu’en demi-finale du dernier mondial au Qatar.
Le groupe marocain est de très grande qualité. Elles tenteront de poursuivre cette folle ascension dans le groupe H, composé du vice champion d’Europe l’Allemagne, du vice champion sud-américain la Colombie et enfin du vice champion de la coupe d’Asie la Corée du Sud.
Ghizlane Chebbak – Milieu de terrain
Capitaine des Lionnes de l’Atlas, Chebbak est l’âme de cette sélection. C’est une joueuse qui aime les responsabilités, qui aime les moments de forte pression. Elle est la “boussole” du reste de son équipe. La joueuse de l’AS Far au Maroc est celle qui donne le tempo et le rythme de son équipe. Elle ne se cache pas, aime demander les ballons, même sous pression. Avec son gros volume de jeu, elle est capable d’apporter offensivement par des courses, autant qu’elle est capable de “chatouiller” les chevilles de ses adversaires, avec une grande agressivité.
Une détermination qu’on retrouve aussi dans ses déclarations, puisque la marocaine a annoncé la couleur : « les Lionnes de l’Atlas n’iront pas à la Coupe du Monde pour faire de la figuration. Notre objectif est de rivaliser avec les plus grandes équipes du tournoi ».
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La Quête de l’Etoile - Fausse Touche · 07/08/2023 à 14:38
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