Tumultueuse. Aucun terme ne semble mieux convenir pour qualifier la trêve estivale vécue par l’Olympique Lyonnais. D’abord mis au ban de la Ligue 1 en première instance par la DNCG, les Gones ont sauvé leur place par un spectaculaire changement de direction, qui a, en plus d’un apport conséquent de liquidités, permis aux rhodaniens de convaincre en appel le gendarme financier du football français fin juillet dernier. Depuis, l’OL s’applique à retrouver (ou garder) la stabilité à tous les niveaux. Au risque de grever les ambitions sportives ?

Les Gones ont été actifs sur le marché des transferts, dans le sens des départs comme des arrivées, malgré l’encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutation convenu d’un commun accord avec la DNCG. La masse salariale s’est considérablement réduite et permet désormais à l’Olympique Lyonnais d’aborder la saison avec un rééquilibrage des préoccupations, entre sportif et financier, bien plus adéquat à un club de sa stature. De l’orage aux éclaircies, du fantôme d’un dépôt de bilan aux ambitions nouvelles d’un club qui s’assainit, tour d’horizon d’une avant-saison mouvementé entre Rhône et Saône.
« L’OL relégué », un coup de tonnerre salvateur
Le 24 juin dernier, le début de soirée d’un mardi d’été tourne à la catastrophe pour toute une ville. À l’issue de longues heures d’entrevue avec les instances de la Ligue de Football Professionnel, et le passage face à la DNCG, la décision émise à titre conservatoire l’hiver dernier est mise à exécution. L’Olympique Lyonnais est rétrogradé administrativement en Ligue 2. Un véritable séisme frappe la capitale des Gaules. Son épicentre, le 6 rue Léo-Délibes à Paris. 36 ans après, le club qui détient le plus grand nombre de saisons d’affilée dans l’élite après le Paris-Saint-Germain s’apprête à connaître de nouveau les affres d’une descente que le rectangle vert n’a pas décidé.
Seulement, tous les suiveurs du club et/ou de l’actualité du football français le savent. Si l’OL est rétrogradé, c’est que le club rhodanien n’a pas satisfait les demandes de la DNCG. Pourtant claires, ces demandes n’ont pas été satisfaites. Le club affiche une situation financière encore plus critique que ce que son fantasque propriétaire tentait de faire croire. Personne n’imagine alors le club capable de s’engager en Ligue 2 pour la saison à venir. Car les contraintes financières sont identiques et les revenus revus à la baisse. Ce qui pouvait encore n’être qu’un spectre d’hiver apparaît désormais être la seule issue : le dépôt de bilan. Pour tous, cette décision est le dernier acte d’une histoire vieille de 75 ans. Pour tous, c’est la fin pure et simple de l’Olympique Lyonnais.
Un fossoyeur arrive en ville
Pour comprendre les raisons de ce passage devant la DNCG aux allures de condamnation, il faut remonter presque trois ans jour pour jour en arrière. Retour les 20 et 21 juin 2022. Le 20, OL Groupe annonce la cession des actifs d’IDG/Pathé à John Textor et à son fonds de gestion sportive Eagle Football Group, qui possède le club belge du RWDM Molenbeek, le club brésilien de Botafogo, ainsi que des parts minoritaires (autour de 40 %) au sein du club londonien de Crystal Palace. Le sulfureux homme d’affaires américain, qui détenait auparavant des entreprises spécialisées dans les effets spéciaux, a fait parler de lui pour la liquidation de celles-ci, qui auraient entraîné des problématiques financières.
Une situation de flou similaire entoure le rachat des parts des deux actionnaires principaux. L’Américain se tourne vers le fonds d’investissement Arès Management et se voit prêter près de 500 M de dollars pour boucler l’opération. Jean-Michel Aulas, président historique et bâtisseur du cador que le football français connaît aujourd’hui, avait auparavant repoussé l’offre de la famille Gillett, représentée par son fils Foster, pour une incertitude sur la viabilité financière de l’opération. Le boss de l’OL semble avoir été nettement moins regardant concernant l’arrivée d’un autre américain aux rênes du projet de sa vie. Le lendemain 21 juin 2022, c’est tout sourire que Jean-Michel Aulas accueille John Textor. Sourire de soulagement, tant IDG et Pathé, souhaitant se séparer de leurs parts, pressaient pour une vente du club. Sa présentation en conférence de presse retiendra d’ailleurs l’attention par son côté spécial à plus d’un égard.
À LIRE SUR FAUSSE TOUCHE – Quand les marchés de diffusion plombent la distribution des droits TV
Si la prise de fonction de John Textor est actée, cette conférence de presse acte également le retour d’un enfant du club. Corentin Tolisso est de retour dans son club formateur après cinq saisons contrastées au Bayern Munich. Au micro, celui qui ne parle pas encore un mot de français (encore aujourd’hui) assure qu’il ambitionne rapidement de ramener au sommet un club qui n’a plus connu le podium depuis la saison 2018-2019, et qui voit la Ligue des Champions s’éloigner année après année. Son sourire et son assurance trompent son monde. Le mirage prend de l’épaisseur. Le nouveau propriétaire assure que, malgré la présence de Crystal Palace dans le groupe, l’OL sera la priorité sportive (et donc financière, de manière induite) d’Eagle Football Group.
Un accroc, et tout s’emballe
En décembre 2022, alors que John Textor et Jean-Michel Aulas avaient convenu d’un maintien dans ses fonctions du second pour une durée de 3 ans, l’américain pousse le français vers la sortie, et rachète ses parts. John Textor devient actionnaire majoritaire à près de 80 %. Le piège se referme.
Des indices piochés dans les déclarations passées du business man pouvaient pourtant faire office d’avertissement. « Historiquement, je n’aime pas diriger des entreprises, je suis comme l’oncle fou, perturbateur, provocateur. L’oncle fou ne doit pas diriger l’entreprise, mais c’est lui qui amène parfois les bonnes pistes. » La DNCG a plutôt penché pour le côté « oncle fou » au moment de la prise de pouvoir de Textor comme actionnaire majoritaire. Peu après l’annonce de la rétrogradation de l’OL en Ligue 2, notre confrère du journal L’Equipe Hugo Guillemet a révélé que la DNCG avait émis des réserves sur l’opération et sur le plan de marche de Textor. Il était impératif que celui-ci suive un fonctionnement sans accroc, au vu de la situation financière, déjà difficile de l’OL. Un plan suivi sans accroc, c’est bien là que le bas blesse…
Une saison 2022-2023 terne malgré quelques matches à rebondissements (la victoire 5 – 4 face à Montpellier au Groupama Stadium après avoir été mené 1- 4) voit l’OL échouer à une maigre 7e place. Le club voit filer une nouvelle fois l’Europe, après la précédente 8e place. Les premières alertes financières commencent à surgir concrètement. L’OL affiche une dette de plus de 400 M d’euros et l’absence prolongée de Ligue des Champions puis de Coupe d’Europe au sens large grèvent davantage les finances des Gones. Ainsi, la DNCG prononce, lors de l’audition estivale, un encadrement de la masse salariale et un contrôle strict des mutations de transfert.
À LIRE SUR FAUSSE TOUCHE – Le football féminin, encore épargné par les valeurs ultralibérales
Les ambitions du mercato estival 2023/2024 sont revues à la baisse et une opération, qui en dit déjà long sur la manière de fonctionner de « l’oncle fou » interroge quant à sa faisabilité, tant elle semble irréelle. Dans le money-time du mercato (le terme convient bien), le RWDM Molenbeek, pensionnaire de Jupiler Pro League, annonce l’arrivée de l’ailier ghanéen Ernest Nuamah pour un montant de 25 M d’euros. Dès le lendemain, le club de la capitale belge et l’OL trouvent un accord pour le prêt payant… d’Ernest Nuamah. Le dénominateur commun ? John Textor. L’OL ne peut pas dépenser cette somme parce que la DNCG ne l’autoriserait pas ?
Qu’à cela ne tienne, un autre club le fera pour le pensionnaire de L1. Si ce tour de passe-passe surprend les instances (aussi bien la DNCG et la LFP que l’UEFA) et est donc autorisé en vertu de ce qui n’est pas formellement interdit, c’est surtout le fond de l’opération qui pose problème, voire indigne. Un club de la banlieue bruxelloise, au budget modeste, pourrait réaliser un transfert supérieur à son budget total, pour aider un cador du football français et club de stature européenne ? Personne n’est dupe. En plus de son jeune âge et de son football encore très perfectible, Ernest Nuamah symbolise, pour les supporters lyonnais, la folie d’une opération déraisonnable de contournement des règles. Comme si cela ne suffisait pas, le début de saison est catastrophique.
Le bateau Olympique Lyonnais prend l’eau de toute part
La première journée est timide mais pas encore alarmante. L’OL s’incline à la Meinau face à Strasbourg (2-1). Mais l’OL explose à domicile face à Montpellier (1-4) avant de prendre (enfin) un premier point à l’Allianz Riviera face à Nice lors d’un match soporifique (0-0). Au terme de la quatrième journée, qui voit les Gones ridiculisés au Groupama Stadium par un Paris-Saint-Germain sur une autre galaxie (1-4), l’Olympique Lyonnais compte 1 point. Le plus faible total de son histoire dans l’élite qui voit le club occuper la place de lanterne rouge.
Il faudra deux changements d’entraîneur et douze journées supplémentaires pour voir l’OL quitter la zone de relégation directe après une seconde victoire miraculeuse à Louis II face à Monaco (0-1, 16e). Une nouvelle victoire face au FC Nantes juste avant la trêve hivernale permet aux rouge et bleu de passer l’hiver hors des places de relégation. Néanmoins, l’ambiance est loin d’être festive. L’effectif est faible et la direction le sait.
Second problème : la situation financière ne s’est pas améliorée. Là encore, John Textor a la solution. Devant la DNCG, celui-ci fait valoir la possibilité de transférer des fonds issus de droits économiques que l’OL peut acquérir pour des joueurs issus du club frère de Botafogo, qui permettrait des rentrées d’argent. Puisqu’une faille existe sur ce type d’opérations dans les règlements (la multipropriété est récente en France), le gendarme financier cède au magnat américain. Libéré de contraintes, l’OL dépense sans compter et crée un contraste inédit entre ses dépenses estivales et hivernales. Mais aussi entre les deux effectifs présentés. Le portier Lucas Perri et le défenseur Adryelson arrivent de Botafogo (7M€). L’attaquant nigérian Gift Orban débarque de la Gantoise (12M€ + 8 de bonus potentiels) en compagnie du prospect belge Malick Fofana (17M€ + 5 de bonus).
À LIRE SUR FAUSSE TOUCHE – BlueCo et la multipropriété : perte d’identité annoncée à Strasbourg ?
Cette première vague de transfert est suivie d’une seconde. Elle se jouera dans les derniers jours et les dans dernières heures du marché. Orel Mangala arrive en prêt de Nottingham Forrest le dernier jour du mercato (prêt payant de 11,7M€ assorti d’une option d’achat de 17,5M€) tout comme Nemanja Matic, qui a finalement gagné son bras de fer avec le Stade Rennais (2,6M€). D’abord annulé par un imbroglio administratif, le transfert de Saïd Benrahma est confirmé, l’ailier algérien clôturant le mercato lyonnais en arrivant de West Ham (prêt payant de 6M€ assorti d’une option d’achat de 14,4M€). Pour sauver sa saison, l’OL dépense directement 56,3M€ et s’alourdit de 44,9M€ de bonus et options d’achat potentiels.
Même si la qualification en Europa League, à la faveur d’une série exceptionnelle en seconde partie de saison, et d’un scénario fou face à Strasbourg, donne du baume au cœur des supporters lyonnais, l’OL voit une nouvelle fois (très logiquement) la Ligue des Champions lui échapper. Et avec elle de précieux revenus.
EUROSPORT – Oubliez la Super Ligue, le vrai danger c’est la multipropriété en football
Le mercato hivernal, qui a permis ce tour de force, a entraîné plus de 100M€ de dépenses (directes et potentielles), que l’OL n’a pas les moyens de couvrir. Là aussi, Textor a la solution. En avril 2023, l’OL féminin, branche multi championne de France et d’Europe, est cédée à Michele Kang, qui siège au conseil d’administration d’Eagle Football Group, tandis qu’un peu plus d’un an plus tard, Jean-Michel Aulas trouve le moyen de rester proche du projet de sa vie en rachetant la LDLC Arena à celui qui l’en a éloigné. Avec des revenus estimés à 210M€ (environ 50 + 160), cette opération devait permettre d’équilibrer les comptes et d’absorber une partie de la dette, point d’inquiétude des instances concernant la situation lyonnaise.
Ce fameux « accroc » vise autant les finances que John Textor. Le LBO – montage financier choisi par le millionnaire américain pour racheter l’OL – ne peut être viable seulement lorsque l’entreprise achetée génère des revenus, ainsi que des résultats financiers. Dès lors que la situation se complique, et que les indicateurs de rentabilité et de résultats s’essoufflent voire s’infléchissent, le procédé met en danger l’ensemble des structures, « l’achetante » et « l’achetée ».
L’ivresse du succès
Il apparaît évident que les résultats sportifs, autant ceux qui ont précipité le désengagement de Pathé/IDG que ceux qui ont suivi l’arrivée de Textor, ne favorisent pas une santé financière stable, surtout pour le colosse aux pieds d’argile qu’est l’OL dans cette première partie de décennie.
À la lumière de cette situation sportivo-financière, les mouvements de Textor interrogent d’autant plus. Les ventes successives de deux des plus gros actifs du club, combinées à un trading de joueurs qui a continué, n’ont pas permis de réduire la dette du club. Encore moins d’équilibrer ses comptes. Pire, celle-ci a augmenté, grimpant autour de 500M€. La gestion est calamiteuse et ne souffrirait pas d’une comparaison avec l’image d’un Gérard Lopez ou du fonds 777Partners. Eux aussi ont fait des dégâts en France. Un problème de taille se profile alors au fur et à mesure des mois, ajoutant au marasme financier domestique de l’OL, une dispersion forcée des investissements du club rouge et bleu. Et par conséquent, de ses dettes.
À LIRE SUR FAUSSE TOUCHE – Le football plonge dans une gestion économique à l’américaine
Si John Textor a promis le succès aux spectateurs de Décines, il l’a également promis de l’autre côté de l’Atlantique, en plein Rio de Janeiro, aux supporters du Botafogo. Dès le rachat en 2022, le club semble se structurer. Les investissements massifs d’Eagle Football Group à peine un an après permettent au club modeste sur la scène nationale de devenir un concurrent crédible. Après s’être écroulé dans le sprint final en 2023, Botafogo sort victorieux de la saison 2024 et réalise le doublé historique en remportant la Copa Libertadores. L’engrenage infernal pour l’OL vient de poser son dernier pignon. Ardemment contesté en France, John Textor devient dans le même temps un véritable messie dans les travées du stade Nilton-Santos.
Logiquement, Textor se désintéresse de l’OL et se concentre sur sa success story brésilienne. Mais le magnat n’a pas plus d’argent pour autant et il faut donc en trouver. Toutefois, ses actifs sont solides, raison du « simple avertissement » de la DNCG au moment de la prise de pouvoir totale de Textor en décembre 2022. Par de multiples tours de passe-passe, l’argent de l’OL sert à financer, entre 2023 et 2024, plusieurs transferts. Des joueurs à forte valeur ajoutée et à valeur marchande élevée sont achetés par Botafogo, puis se voient transférés économiquement à l’OL.
Seulement « économiquement ». Parmi les cinq transferts concernés, Thiago Almada, Igor Jesus, Jair, Jefferson Savarino, Luiz Henrique, seul le premier a finalement porté le maillot des Gones. Il portera les couleurs du club pendant six mois, de janvier à juin 2025, totalisant vingt apparitions. Pourtant, les fonds ayant servi à financer ces cinq transferts ont bien été transférés depuis les comptes de l’OL, pour un montant avoisinant les 100M€ au total.
L’Olympique Lyonnais et le multipropriétaire Evangelos Marinakis s’abonnent aux transferts rocambolesques
Autre volet des « magouilles », la relation de John Textor avec l’armateur grec Evangelos Marinakis, propriétaire depuis 2010 de l’Olympiakos, mais aussi et surtout, depuis 2017, de Nottingham Forrest, club de Premier League depuis désormais plusieurs saisons. Aux prises avec les instances financières du football anglais entre 2023 et 2024, le grec a pu recevoir l’aide de Textor, qui a acquis, toujours aux frais de l’OL, Orel Mangala et Moussa Niakhaté. Loin d’être de mauvais joueurs, leurs transferts cristallisent, à l’image de celui d’Ernest Nuamah, les accords dissimulés du président américain. Estimé autour de 20M€, Orel Mangala est acheté 23M€ par l’OL. Pire, estimé à 18M€, et s’il est néanmoins un défenseur solide, Moussa Niakhaté est vendu à l’OL pour un montant total de 31,90M€.
Des montants qui permettent à Marinakis d’échapper à des sanctions. À l’issue de la saison dernière, sa formation d’aller glaner une place en Europa League. Le Grec retombe complètement sur ses pattes. La relation entre les deux magnats est véritablement une relation d’aide mutuelle. Lorsque John Textor a senti le souffle chaud de la DNCG et des actionnaires d’Arès se rapprocher, Marinakis est venu à son secours, achetant Jair, Igor Jesus et Danilo pour des montants avoisinant les 50M€ au total à Botafogo. Toujours en échange, et malgré une forte pression de la DNCG, Textor a conclu l’achat par l’OL du portier américain Matt Turner pour 8M€.
L’ÉQUIPE – Evangelos Marinakis, le président volcanique qui détonne en Premier League
Puisqu’il n’a pas d’argent, John Textor doit faire croire qu’il dispose de fonds. Tout son « travail » réside, depuis décembre 2022, à faire croire que l’ensemble de ses franchises disposent de fonds importants. Aux supporters de Botafogo, Textor garantit que l’Olympique Lyonnais financerait leur course au succès, tandis qu’il déclare en France (y compris à la DNCG), que l’argent généré par les transferts et les succès de Botafogo (notamment la prime de plus de 20M€ pour la victoire en Copa Libertadores) reviendraient en partie dans l’escarcelle de l’OL en guise de retour sur investissement. Une seule des deux déclarations était vraie…
Retrouvez chaque article de notre mini-série sur l’Olympique Lyonnais.
- À l’Olympique Lyonnais, l’orage John Textor laisse place à l’éclaircie.
- L’OL secouru au buzzer : le club sorti d’affaire ?
- Avec Michele Kang, Lyon passe son été à dégraisser.
- Échec du rachat de l’OL, qui sont les responsables ?
- Après les galères, place au terrain : l’Olympique Lyonnais 2025-2026, ça donne quoi ?
- Que peut espérer l’OL avec ses nouvelles recrues ?